Hamois

Hamois

Les ruines de l'ancien poste d'observation romain du Hody dominent le cours supérieur du Bocq et constituent les preuves tangibles de l'occupation romaine à Hamois.
Les anciens tombeaux francs d'Alvaux, de Mars-aux-Frênes et les remarquables piliers du VIIIe siècle de la chapelle de Hubinne sont autant de traces laissées par l'histoire.
Le territoire de Hamois se divisait jadis en plusieurs sections indépendantes. Hubinne était le siège d'une ancienne seigneurie hautaine qui figurait parmi les trente-deux hauteurs de Ciney. Hamois et Asneux faisaient partie de la mairie de Ciney, tandis que Buresse était une seigneurie allodiale de la principauté de Liège. La plupart de ces seigneuries se trouvaient sur le pourtour de la mairie de Ciney et constituaient une ceinture de défense stratégique.
Le visage de Hubinne moyenâgeux se retrouve encore furtivement dans l'étroitesse de sa rue principale et dans les vieilles pierres de sa chapelle dédiée à Sainte Agathe. Bâtie sur un promontoire rocheux, cette dernière aurait été édifiée par Ultain et forme, avec les bâtiments de la ferme et le vieux moulin, le siège de l'ancienne seigneurie de Hubinne.
En 1320, les chevaliers Jean et Pierre de Hubinne étaient les seigneurs du lieu.
En mai 1328, les Dinantais firent irruption dans le Condroz. Ils détruisirent onze villages, ainsi que le château et l'église de Hubinne. Ils voulaient punir les Cinaciens qui n'avaient pas voulu les aider dans leur lutte contre le prince-évêque de Liège.
Au milieu du XIVe siècle, la seigneurie comprenait un château, des dépendances, un moulin, une brasserie, Asneux, le pré Monin, 40 bonniers de terre et 40 bonniers de bois et de prés.
La chapelle fut reconstruite en 1630 aux frais des manants de l'endroit.
La seigneurie d'Hubinne présente la particularité d'être restée aux mains d'une seule famille depuis les de Hubinne aux Xllle et XIVe siècle.
Elle passa aux Brandebourg en 1345 et elle fut relevée en 1711 par Jacques-Vincent de Spontin, veuf de Claire-Ferdinand de Brandebourg et ce, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime."
La communauté de Hubinne, suite à la suppression de la seigneurie hautaine, fut rattachée à Hamois et Achet en 1795 pour former la mairie d'Hubinne.
Le 2 février 1808, Napoléon décréta la réunion de la commune de Hubinne à celle de Hamois.
En 1898, les hameaux de Achet et Monin furent détachés de Hamois afin de constituer une commune distincte.
Hubinne garde toujours la nostalgie d'un passé prestigieux où rôdent encore la Gatte d'or et sa légende.

Patrimoine architectural
Hubinne

Adresse: Rue d'Hubinne - 5360 Hamois

La chapelle Sainte-Agathe de Hubinne , située sur un promontoire rocheux, est un des sites majeurs de notre patrimoine local. Ses piliers situés à la base de l'arc central sont datés du Ville siècle.
Le château et l'église furent incendiés par les Dinantais en 1328. Tombant en ruines en mai 1630, la chapelle fut rétablie en août de la même année aux frais des manants de l'endroit.
A l'arrière de la chapelle, située à l'emplacement d'un ancien château médiéval, la ferme en U de Hubinne a été construite au XVllle siècle. On peut observer sur cette façade en moellons de calcaire une belle porte à linteau bombé daté de 1760. La grange présente un beau volume avec son portail en anse de panier.
En face de la chapelle, l'ancien presbytère en moellons calcaires a été érigé en 1781 sous le pastorat de l'abbé Dayeneux. Après la suppression de la paroisse d'Hubinne, la commune de Hamois y a installé l'école des garçons ainsi qu'un logement pour l'instituteur en 1827. De nos jours, il abrite le Centre Public d'Aide Sociale de la commune de Hamois. En contrebas, le moulin de Hubinne est déjà signalé au milieu du XIVe siècle. Le bâtiment actuel daterait de 1840 et son activité s'est arrêtée après la seconde guerre mondiale.
Le site de Hamois

 

L'église de Hamois avec sa tour romane se dresse au milieu du village.
Ce lieu de culture, qui succède à un édifice plus ancien, fut construit en 1812.
Construite en moellons calcaires, elle fut agrandie vers l'ouest en 1887.
En contrebas de la route, le Moulin de Hamois présente encore la même configuration qu'au début du siècle. Son existence est signalée dès 1528, mais il semblerait qu'il date du milieu de XIVe siècle.
Ce moulin à eau produisait jadis de la farine et fut le premier fournisseur d'électricité du village d'Hamois.

Ancien Relais

Adresse: Chaussée de Liège - 5360 Hamois

L'ancien relais est situé le long de la chaussée de liège. Construit en 1784, par un certain Bernard Dethy, il se trouvait au niveau de la barrière de Hubinne, lieu de péage de nos ancêtres
L'Ecole des Filles

Adresse: Rue de Miécret - 5360 Hamois

Cette belle bâtisse néo-romane date de 1870.
En 1885, elle fut le siège administratif de la commune de Hamois.
Sa silhouette imposante faite de moellons calcaires domine le vieux village. Son implantation dans le cœur historique de Hamois lui confère naturellement une vocation culturelle, touristique et associative.
L'école des filles abrite les bureaux de l'Office du tourisme et est le point de départ du circuit "Pauléa"



Le site du Buresse

On trouve dans le hameau du Buresse trois exemples remarquables des grandes fermes du Condroz :

- la ferme en quadrilatère, en moellons calcaires, dont la partie la plus ancienne date de 1663,

- la ferme en U, en moellons de grès, avec ses grandes granges dont la construction remonte à la première moitié du XIXe siècle,

- la ferme en L, en moellons calcaires et de grès, avec des dépendances du XVllle siècle.
En remontant la rue des Peupliers (Buresse), vous apercevrez la chapelle saint-Honoré dont la construction principale

daterait du Moyen Age.
Avant la Révolution française, cette chapelle était desservie par un vicaire de Hamois. Vendue avec les biens de l'église, elle fut acquise par la famille Caverenne qui la vendit par la suite à la famille d'Andrimont. Autour de la chapelle, on trouve une borne en pierre bleue portant le millésime 1611.

A mi-chemin de la rue de Buresse, un château néoclassique a été construit en 1822 par la famille De Barré-Caverenne, dans un joli parc arboré, au sein d'une propriété de plus de 500 hectares. Les tours latérales datent de 1896. Actuellement, cette propriété appartient à la famille de Cartier d'Yves.


Alvaux

Tout comme les fermes de Buresse, celles d'Alvaux représentent les types de grandes "censes" condruziennes dont une seule conserve encore sa vocation agricole.
La grande ferme clôturée date de la seconde moitié du XIXe siècle, mais sa tour pigeonnier a été érigée après la seconde guerre mondiale. La ferme du puits est la plus ancienne avec sa configuration en U.
Les dépendances remontent au XVllle siècle, tandis que le logis en briques date de la fin du XIXe siècle.
La ferme du bas construite en grès et en calcaire a été érigée au milieu du XIXe siècle suivant une disposition en U.

Autres curiosités

Le sacré-cœur de Buresse, la potale Sainte-Barbe de Hubinne, l'ancien moulin du bout d'Hubinne, la potale de la rue Saint-Pierre, les fermes de Mars-aux-Frênes, le château du Pickeim, la stèle des aviateurs anglais.

Espace Partenaires

Adresse: Chaussée de Liège - 5360 Hamois

Depuis 1989, l'Espace Partenaires , alliance rare entre responsables de P.M.E. et artistes plasticiens, a réalisé de nombreuses expositions.
Cette initiative a vu le jour grâce à la volonté de plusieurs entreprises de s'investir dans un type de mécénat culturel, en vue de propager l'art contemporain en milieu rural.
Dans ce complexe d'art contemporain, les différentes facettes de la création actuelle ont été contemplées.
Les totems de Charlotte Marchai alternent béton et pierre, béton et bois et signalent le début du parc.
Une galerie présente également des expositions permettant à tout un chacun de se familiariser avec l'art d'aujourd'hui.
Sculpteurs, céramistes, photographes, bijoutiers, créateurs divers se succèdent dans cette infrastructure culturelle.
La présence d'artistes prestigieux confère à ce site un label de qualité.
Smolders, Milliquet, le hollandais Van den Braak, le soviétique Kostkievitch, Fastenaekens, Brohez, Roulin, Lampecco, Lotin font partie de cette gamme.
Les expositions se suivent et ne se ressemblent pas. L'art ne doit-il pas engendrer des contrastes ?

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